Le gel du printemps 2017 a été vécu, dans nos campagnes, comme une épreuve douloureuse. Mais pas assez (économiquement) semble-t-il pour qu'une remise en cause (de nos pratiques) générale au sein de l'appellation Cahors ou de notre coopérative viticole soit faite. Ne craignons pas la fin de monde car, comme dit Konrad Schreiber si souvent, "le changement climatique, il ne faut pas en avoir peur, car on est agriculteur et on vit tous les jours avec".

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Cependant, je n'avais pas non plus envie de "tendre l'autre joue" ...

... et voilà pourquoi je souhaite vraiment mettre en place des pratiques permettant de minimiser l'impact d'un nouvel épisode de gel :

  • diversifier les cultures au sein de l'exploitation agricole,
  • utiliser la nature pour contrer ou minimiser les aléas climatiques.

Car, depuis le gel 2017, nous avons eu droit à :

  • une petite tempête en juin 2018 ;
  • puis une petite canicule en août 2018 ;
  • une certaine sécheresse de juillet 2018 jusqu'au printemps 2019 ;
  • puis, rebelotte en mai 2019 avec un gel à nouveau catastrophique pour l'appellation Cahors et la plupart des parcelles de notre exploitation.

Un proverbe chinois dit que "Le meilleur moment pour planter un arbre était il y a 20 ans. Le Deuxième meilleur moment est maintenant". Maintenant, c'est maintenant.

Il y a quelques semaines, j'ai téléchargé le dossier pour le concours "agriculteurs d'avenir" sans avoir eu (pris ?) le temps d'y répondre préférant m'atteler aux tâches du quotidien qui sont finalement toujours chronophages dans une exploitation. Or, il y a quelques jours, j'ai reçu un e-mail m'indiquant que la date de dépôt était reportée au 19 mai. Il y a des signes du destin qui me plaisent (ce report et le gel du 6 mai 2019), j'ai donc décidé de participer à ce concours.